Le Rendez-vous bio

Les démarches en 2007

Par Joyce, 2 février 2008 à 22:37

Un billet pour faire le point

Le projet est passé par plusieurs phases en 2007, certaines me semblent plus naturelles que d’autres : la recherche d’un lieu à vendre pour le réaliser, me semble être un point central.

Pourtant, les structures sociales accompagnant les demandeurs d’emploi porteurs d’un projet pensent que le point le plus important, bien en amont de la recherche d’un local, est l’accompagnement, par une structure disposant de compétences en gestion, notamment.

Dans le détail

Alors, les démarches que j’ai réalisées durant l’année 2007 se composent pour une part de recherches d’un lieu idéal à acheter, le lieu idéal devant correspondre à un profil défini par les caractéristiques du projet en lui-même.

L’autre volet de ces démarches a consisté à rencontrer et contacter des partenaires potentiels parmi plusieurs associations dédiées à l’accompagnement des porteurs de projets, et en suivant, sur les indications de l’une d’entre elles, à réaliser un prévisionnel, destiné à se représenter les éléments qui composeront le démarrage de l’installation.

Pour ce qui est de la recherche du lieu, il n’y a aujourd’hui pas de lieu en vue à acheter. Les démarches effectuées dans ce sens ont été les suivantes : recherches sur les journaux d’annonce, surtout sur Internet car dans notre secteur, nous ne recevons aucun journal d’annonces gratuit tel que ça se pratique ailleurs.

Quand à nos passages en ville, ils ne coïncident probablement pas avec le jour de la distribution, ou peut-être je ne fais pas non plus les commissions sur les lieux de leur distribution.

Les autres démarches pour rechercher le lieu n’ont pour l’instant pas eu d’effet : appels à des agences immobilières, visites de leurs sites internet, visites de lieux en vente, rencontres avec les maires de plusieurs communes, parmi celles qui sont les plus proches de Mouthoumet, et certaines un peu plus loin, jusqu’à la bordure du canton. Je n’oublierais pas de mentionner des rencontres régulières avec des membres des associations et structures locales tenant un rôle dans l’accompagnement de projets.

Presque ça

J’ai eu plusieurs fois l’espoir d’approcher du but, une fois avec une tentative d’achat d’une maison disposant d’une dépendance et d’un jardin, mais le projet était trop ambitieux : le coût total d’achat, auquel il convenait d’ajouter une somme conséquente pour des travaux, s’est révélé trop élevé, et nous avons dû renoncer à cette acquisition.

Une autre fois, j’ai été informée par le bureau tourisme et accompagnement de projets de la Communauté de Communes, de ce qu’une mairie disposait d’un local, avec un terrain attenant, qui allait se retrouver sans occupant, dans le courant de l’année 2008. Après une visite du lieu, accompagnée du maire du village, j’étais convaincue que c’était l’endroit le plus idéal que je puisse espérer, avec une surface bâtie d’une dimension confortable, un espace naturel attenant, et la possibilité d’aménager un petit parking.

J’ai aussi été déçue, car contrairement à l’idée qui m’a été présentée par le maire lors de la visite, celle de la mise en place éventuelle d’un atelier relais, la municipalité après délibération a convenu que leur commune avait besoin d’un local spécifiquement dédié à la découpe de gibier de chasse, et que ce serait donc l’usage qui serait retenu pour ce local, une fois celui-ci libéré par le locataire actuel.

Une autre personne avait émis le projet de vendre un grand garage, flanqué d’un jardin, et assez facile d’accès, sur une des communes du canton, puis il a ensuite décidé que “le moment n’était pas venu pour lui, de vendre”.

Je préfère passer sur les lieux visités dont la configuration et le prix sont sans aucun rapport avec le genre de local recherché : remises trop petites, loin de tout point de stationnement possible, trop chères car mises en vente au même prix que des maisons habitables, ou encore nous sommes-nous vu proposer des habitations pour lesquelles une autre destination que le logement de personnes n’est pas envisageable.

Les structures d’accompagnement de projets

Dans les démarches autres, parmi lesquelles la rencontre avec des structures, il y a eu une réunion d’information à laquelle j’ai assistée, au mois de Mai 2007, avec la Scoop Énergies Alternatives. C’était le vendredi 25 Mai 2007, de 9h30 à 11h00, à Lézignan Corbières. En voici un compte rendu que j’avais fait alors.

Énergies alternatives, Scoop au service de projets

Rencontre alternative, une excellente matinée dans les locaux de La Source, un lieu de ressources pour l’insertion.

Trois femmes et un homme, ainsi que l’animatrice, Véronique M, sont venus pour faire connaissance avec la Scoop-Sarl Énergies Alternatives.

L’objectif de cette Scoop, basée dans le sud de la France, avec des agences réparties en divers points depuis Carcassonne jusque vers Marseille, est d’accompagner les projets.

Elle propose à des personnes en voie de création de leur propre emploi, futurs artisans, prestataires de services, professions libérales, l’équivalent d’un portage salarial. Le porteur de projet se charge de trouver sa clientèle, d’assurer ses prestations, la Scoop se charge de l’hébergement juridique, de l’administratif, de la comptabilité.

Elle ne prend pas ou plus, les commerces, pour cause de complexité au niveau de la gestion des stocks : dommage !

Cependant, j’ai participé à une réunion dans le but de trouver des partenaires pour le montage d’un projet. Hors, celui-ci contenant une partie comprenant très nettement du stock, je ne peux prétendre entrer dans la Scoop au titre de porteur de projet.

Cette réunion a pourtant été tout à fait positive, car j’ai reçu de la part de l’animatrice plusieurs conseils utiles, et surtout des adresses.

Le point sur les suites de cette rencontre

J’avais donc obtenu de la part de l’animatrice, Véronique M, une petite liste de structures d’accompagnement, pour lesquelles il semblait que la nature du projet était moins problématique que dans le cadre de la Scoop Énergies Alternatives.

Ces différentes pistes se sont toutes révélées inapropriées. En effet, l’une d’entre elles offre des formations dans leurs locaux à Carcassonne, il faut y être tous les matins à 9h00.

Quel intérêt aurais-je à aller à Carcassonne chaque jour ? Le trajet nécessite plus d’une heure et demi, les frais engendrés seraient énormes, sans commune mesure avec le but recherché, qui est de créer une activité de proximité correspondant à nos convictions et besoins tout en gardant un temps disponible indispensable dans le cadre familial.

Une autre de ces associations ou structure Scoop proposait un contact téléphonique non disponible (et ne rappelant pas suite à des messages laissés) et encore d’autres, pour lesquelles les activités sont sans rapport avec la création d’un lieu de promotion et de vente de produits et services alternatifs en zone de montagne reculée.

Les structures adéquates

Les structures plus à même de soutenir le projet le Rendez-vous bio sont celles dont je parlais dans le billet dénommé Accompagnements de projets. Il y a la Boutique de Gestion, celle de Narbonne, dont nous avons rencontré la personne responsable chargée du secteur où nous vivons, et il y a l’ADEPFO, l’Association de Développement des Pyrénées par la Formation, dont nous ignorons maintenant si une formation peut être mise en place avec eux, du fait de changements dans les orientations de leur association, à la fin de l’année dernière.

Une deuxième rencontre avec le responsable nous avais permi en effet, de prendre connaissance de nouvelles dispositions, au sujet desquelles il sera nécessaire de s’informer à nouveau, quand le lieu de réalisation du projet sera enfin connu.

Ces dispositions concernent les types de projets retenus, aussi ne perdrais-je pas de vue ce point précis, car si la Boutique de Gestion apporte des conseils surtout en gestion, l’Adepfo apporte les compléments de savoir et de suivi en dépêchant un formateur sur le lieu même des porteurs de projets, et ce pour le ou les domaines de connaissances précis sur lesquels le porteur de projet présente des besoins, ce qui peut présenter des avantages irremplaçables.

Le prévisionnel d’installation

Tout peut arriver, soyons prêts !

La situation est difficile, mais pas désespérée. Si et quand le terrain, lieu, local, sera au rendez-vous de nos recherches et démarches, quels seront les besoins premiers et pourrons-nous les satisfaire ? La réponse à la deuxième question est oui, et les réponses à la première question passent par l’acquisition de matériel de présentation, de pesage, de stockage, il faudra aussi considérer les assurances, le statut juridique, fiscal et social.

La première bonne nouvelle est qu’il est possible de considérer le projet dans un cadre à but social, et donc le développer sous la forme d’une association à but non lucratif.

La différence entre un commerce pur, et une activité commerciale à but non lucratif réside tout principalement dans l’objet : le but du projet ‘le Rendez-vous bio’ n’est pas l’enrichissement de ses membres.

Il n’y a donc pas recherche de profit, ce qui autorise la création et le développement du projet dans le cadre associatif. À charge pour les membres du projet de le faire vivre d’une manière suffisamment dynamique pour pouvoir se salarier après un certain temps d’existence.

Les références utiles à ce propos se trouvent dans le livre L’entreprise associative - Guide juridique des activités économiques et commerciales des associations. Je remercie au passage la présidente de l’association Loi 1901 Femmes Internationales Murs Brisés, qui m’a fait connaître l’existence de cet ouvrage.

Le deuxième bonne nouvelle est que des grossistes pourront livrer directement sur le canton, moyennant des minima de commande plutôt raisonnables, et que des fournisseurs pas trop éloignés existent également, dont j’ai retenu les adresses après les avoir contactés, pour les matériels tels que pesage, réfrigération, présentoirs et autres.

J’ai effectué un jour du mois de Juin 2007 un compte rendu complet des démarches, calculs et une présentation prévisionnelle sur logiciel tableur, qui ont rempli les conditions demandées par la personne en charge de la Boutique de Gestion, laquelle a approuvé et soutenu la démarche.

Un point dans les échanges que j’avais eus avec elle avait nécessité un éclaircissement, concernant la faisabilité d’une création d’activités sous forme associative, car elle pensait que les statuts des associations ne permettaient pas d’envisager ce mode de fonctionnement, ce à quoi j’avais d’abord répondu par l’exemple de deux structures de ce type, dont les sites internet représentent leur réussite.

Toutes deux situées en Bretagne, ce sont Le Panier Bio de Tregor, et l’épicerie associative de Trentemoult. Je les avais alors contactées, leur avais parlé du projet, et elles m’ont proposé des informations et documentations issues de leurs structures, j’ai donc bénéficié de données supplémentaires concernant leur organisation, leur structure juridique et d’autres renseignements potentiellement utiles, ce dont je les remercie bien.

L’acquisition que j’ai faite par la suite du guide juridique cité plus haut m’a permis d’affiner ma compréhension des mécanismes juridiques permettant à des structures associatives de gérer des entreprises.

En résumé, en 2007 nous avons fait connaissance avec des structures d’accompagnement de projets, établi un prévisionnel d’installation, repéré des partenaires latéraux possible parmi des fournisseurs, et cherché un local. J’ajouterai que nous avons amélioré notre connaissance de certains domaines juridiques où nous n’en avions aucune, et créé une S.C.I à capital variable, pour nous doter d’un outil évolutif, pour une future acquisition.

Nous avons aussi fait connaissance avec quelques personnes qui cherchent leur voie pour changer de style de vie, et avec qui nous avons échangé des idées. J’ai décidé par la suite d’ouvrir une liste de discussion, afin de favoriser l’entraide dans cet ordre d’idées.

Le projet Rendez-vous Bio en 2008

Le dernier bien que nous avons visité est proche géographiquement, mais petit, cher, avec beaucoup de travaux, sans terrain et sans stationnement à proximité, nous allons donc passer encore pour cette fois, et nous espérons que quelqu’un nous proposera enfin une solution intéressante. Dans cette optique, je compte rédiger et distribuer des annonces un peu partout où elles pourront être vues, de sorte à répandre largement le message.

J’ai reçu à la fin de cette dernière semaine de Janvier, une invitation de la Communauté de communes, à me joindre à une rencontre avec d’autres porteurs de projets du canton, durant laquelle seront aussi présents les structures d’accompagnement suivantes : le CEMAFOR, Énergies Alternatives, et l’ADEAR, l’Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural. Je citerai un passage qui me semble aussi sensé que sensible :

elles constatent aujourd’hui que leur travail doit être renforcé par un dispositif solidaire et partenarial. Ce dispositif serait à déployer dans trois directions :
- vers le déblocage de foncier, qui reste un obstacle très fort pour beaucoup de porteurs de projet ;

Je rapproche aussitôt ce constat, dans mon esprit, avec l’annonce de la mise en route du P.L.U.I : le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal annoncé dans le journal de la Communauté de Communes Territoires et Projets numéro 2.

Alors je me pose une question en ces termes : ce plan permettra-t-il la création de parcelles constructibles pour répondre à la fois aux besoins en locaux et à la fois aux besoins en logements supplémentaires ?

La question suivante qui me vient à l’esprit, concerne la durée qui sera nécessaire pour voir se réaliser de tels événements, et l’impact possible sur l’évolution de la spéculation foncière qui bloque les initiatives.

Cette réunion aura lieu le lundi 11 Février à la Communauté de Communes de Mouthoumet, de 9h00 à 14h00, et j’espère que cette réunion à venir apportera des éléments constructifs et permettra d’avancer vers des pistes et des solutions intéressantes.

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